01/05/2012

Abus des enfants: Appel aux gouvernements

Children.Réseau.Parentale.jpgAPPEL AUX GOUVERMENTS NÉERLANDAIS ET BELGE

Bruxelles, 25.4.2012 - Marcel Vervloesem, l'homme qui a révélé l'affaire pédopornographique de Zandvoort et qui est gravement malade (souffrant d'un cancer, étant cardiaque, malade des reins et diabétique), se trouve maintenant déjà depuis des mois en détention préventive à la prison de Turnhout qui est tellement surpeuplée que les détenus y doivent dormir sur des matelas posé au ras du sol.

La ministre de la Justice Mme Turtelboom (du parti libéral flamand) a été mise au courant du fait que les juges qui se sont efforcés pendant des années pour étouffer l'affaire pédopornographique de Zandvoort, sont les mêmes qui maintenant dans le procès contre Vervloesem, ont fait disparaître une pièce à décharge du dossier pénal de celui-ci. Il s'agit du téléphone portable de l'accusateur de M. Vervloesem, Dimitri V., dans lequel se trouvaient les preuves que ce dernier avant menti dans ses déclarations vis-à-vis du journal Het Nieuwsblad (qui ne vérifie jamais ses informations) et de la police. Ce télépone portable lui a été tout simplement rendu de sorte qu'il a pu détruire ces preuves.

Après la chasse aux sorciers contre le parlemetaire fédéral Laurent Louis, qui se demande avec raison pourquoi on n'a apparamment pas le droit de poser des questions sur le rapport d'autopsie concernant Julie et Mélisa, assassinées dans l'affaire Dutroux, c'est maintenant la Justice néerlandaise qui entre à son tour en action.

Aujourd'hui c'est le journaliste néerlandais Micha Kat du site Klokkenluideronline.nl, qui proteste contre l'étouffement par la Justice néerlandaise de l'affaire pédocriminelle autour du sécretaire-général de la Justice néerlandaise, qui a été arbitrairement arrêté et écroué. On aurait même l'intention de l'interner en psychiatrie, une mesure qui a été préparée pendant des mois par une campagne médiatique dans laquelle on traitait le journaliste de 'fou'.

Le site néerlandais Klokkenluideronline.nl soutient les actions du Werkgroep Morkhoven pour la mise en liberté de Marcel Vervloesem et pour une enquête sur l'étouffement de l'affaire pédopornographique de Zandvoort.

La Justice belge et la direction de la prison de Turnhout ont soulagé la colère que leur causait ce soutien de la part des Hollandais du site Klokkenluideronline.nl, en enfermant M. Vervloesem dans une cellule qu'il devait partager avec un malade mental, après avoir menacé de l'enfermer dans la cellule d'isolement et de le transférer vers une autre prison. Le courrier de M. Vervloesem est déjà intercepté depuis des semaines, et les plaintes transmises à ce sujet à la ministre de la Justice n'ont eu aucun effet.

Il y a quelque semaines, le Werkgroep Morkhoven a envoyé à la ministre un certain nombre de documents contenant des informations sur l'affaire des abus dans les crèches à Amsterdam, lui demandant expressément de transmettre ces informations à la Justice Hollandaise.

La Werkgroep Morkhoven n'a jamais reçu de réponse à cette demande de la part de la ministre, et a depuis constaté que l'accusé Robert M., qui était désigné comme le seul coupable dans cette affaire de moeurs Hollandaise, a été entre-temps condamné (le 6.4.2012) sur base de ce qui est donc un dossier incomplet.

Nous lancons un appel aux gouvernements belge et néerlandais pour qu'il prennent la lutte contre les abus d'enfants au sérieux, en ne pas limitant les enquêtes judiciaires à des soi-disant 'perverts isolés' comme Marc Dutroux et Robert M. que la presse à sensation se délecte de présenter systématiquement comme des 'monstres'.

Jan Boeykens, président du Werkgroep Morkhoven

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Écrivez et protestez:

- Ivo Opstelten, Ministre de la Sûreté et de la Justice, Postbus 20300, 2500 EH Den Haag (Pays-Bas)

- Annemie Turtelboom, Ministre de la Justice, 115 Avenue Waterloo. 1000 Bruxelles (Belgique)
Téléphone *32 2 542 80 11- Fax 02 542 80 00 info@just.fgov.be

- Comité européèn contre la torture el les traitements inhumains et dégradants (CPT) , Conseil de l'Europe
F-67075 Strasbourg Cedex France
Tél.: France: 03 88 41 39 39. De l'étranger: +33 3 88 41 39 39
Courriel: cptdoc@coe.int
Site Web: www.cpt.coe.int

 
Traduction: Eheu

29/02/2012

Marcel Vervloesem and the amazing story of the Werkgroep Morkhoven

Isolatie.akties.pngIsolation cels action

In 1988, a man who came to visit Marcel for a cup of coffee was distressed. His son, placed in a psychiatric institute of the Social Services of Antwerp, was regularly locked up in isolation cell, sometimes for months, who he found inhuman. They went there together. Those cells where naked, without daylight but a violent lamp and the children would be left there alone. The law granted the hospital staff all the rights without least control, from where all freedom of abuse. The doctors would refuse to listen: locking a child in an isolation cells was normal.

Jan Boeykens, an intellectual from Antwerp, was one of the first men in Flanders to become activist of the patient's right in the area of those threatened by their internment in psychiatric institute. As he ran a radio program, he heard that the Werkgroep Morkhoven was making actions to sensitize people on the conditions of the children in psychiatry. He interviewed Marcel, then joined the movement and became the appointed writer of the pamphlets.

Their method was always the same: they drew the attention of people in the streets by making them laugh, and then made them realize the situation. The problematic of the isolation cells arrived at the Ministry for health. The minister Vervotte invited Marcel and Jan and heard them. She asked them to collaborate in the setting of a new law establishing a regulation on the use of isolation cells in the psychiatric institutes, with measures of control aiming at protecting the adults as well as children.

The Werkgroep Morkhoven carried on going to the institute to make sure the law was properly respected. The term "cell" had replaced by "room", and the term "isolation" had been replaced by "reflection”. As a child was previously locked into an isolation cell he was now sent to a reflection room.

The men returned in the streets of Antwerp, distributing their pamphlets. Strangely enough, the police reacted very violently. The men where arrested and interrogated and their houses where searched, as if suddenly the activists of child protection were terrorists. The Social Service carried a formal complaint for slandering against Jan. But the Werkgroep Morkhoven had collected approximately two hundred pages of testimonies and copies of police reports of complaints for ill-treatments, of which, a horrifying number of broken arms and a litle girl aged five years, who had died in a "reflection room".

Dressed in a priest robe, Marcel was followed by four men who carried a small empty coffin. As they arrived at the Law Courts of Antwerp, two other men had climbed on a crane not far from there, to call the crowd and to flood it with pamphlets. The Social Service gave up the proceedings against Jan.