29/07/2013

La Belgique ne respecte pas les Etats souverains: Congo, Libye, Syrie

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En pleine guerre froide, l’ombre de la CIA a plané sur l’opération

20 juin 2013

Le service de renseignement britannique MI6 a joué un rôle dans l’assassinat du premier Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Emery Lumumba, en janvier 1961, a révélé un Lord, David Edward Lea, dans un courrier des lecteurs de la ‘London Review of Books’ (LRB) resté presque inaperçu, selon un journal indien ‘The Hindu’.

Selon Lord Lea, l’ancienne diplomate-espionne a expliqué que si l’Occident n’intervenait pas, Lumumba aurait remis les riches ressources minérales du Congo (devenu la République démocratique du Congo) “aux Russes” (l’Union soviétique en fait).

Il y avait bien un conflit armé au Congo en 1960, les Belges y étaient impliqués, ce qui constitue une ingérence dans un Etat souverain. 

L'Oeil d'Afrique du Décembre 13, 2012 écrivait que des fils de feu Patrice Lumumba ont porté plainte au parquet fédéral en Belgique avec constitution de partie civile, contre une douzaine de survivants, des policiers, des politiciens et des fonctionnaires. Parmi ceux-ci, seulement huit vivent encore. L’un d’eux serait Jacques Brassinne, diplomate belge au Katanga en 1961. Les autres noms qui apparaissent sont ceux d’Etienne Davignon, alors jeune diplomate, et Charles Huyghé, à l’époque chef de cabinet du ministre de la Défense katangais.

http://www.lalibre.be/actu/international/la-grande-bretag...

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Photos: 

1) L'arrestation de Premier Patrice Lumumba 

2) Etienne Davignon 

3) Etienne Davignon et Prince Philippe de  Belgique 

4) Etienne Davignon, Jacques Delors ('Notre Europe') et  Guy Verhofstadt (Verhofstadt est le  Président de l'Alliance des  Démocrates et des Libéraux au Parlement européen qui a plaidé pour une intervention de l'OTAN en Libye et la Syrie. Verhofstadt a remplacé Etienne Davignon dans la holding belge Sofina (du pétrole et du gaz, des plates-formes pétrolières)

5) Verhofstadt avec le dirigeant libyen Kadhafi qui a été éliminé par l'Occident. Verhofstadt a plaidé de façon théâtrale au Parlement européen pour l'intervention de l'OTAN en Libye et en Syrie.

6) Le Chef de la soi-disant «Armée syrienne libre» Gen Salim Idris s'adressent aux médias après avoir discuté de la situation en Syrie avec Guy Verhofstadt, à droite, au Parlement européen à Bruxelles, le 6 Mars 2013. Verhofstadt exigeait pour 'la fourniture d'armes lourdes à Idris' (un certain nombre de rapports indiquent que ces armes étaient déjà livrés)

11/02/2013

La libération des infirmières et du médecin bulgares retenus en Libye

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Jeudi 2 août 2007
Une semaine après la libération des infirmières et du médecin bulgares retenus en Libye depuis 1999, un des acteurs clefs de ce dénouement, le fils du numéro un libyen, Saïf al-Islam Kadhafi, évoque, dans un entretien au Monde, certains dessous de cette affaire.

Qu est-ce que je pourrais bien m’acheter ? Ces éléments recouvrent deux aspects que les officiels français et européens ont préféré passer sous silence dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli : d’une part, les détails d’un accord prévoyant d’importantes fournitures d’armements par la France à la Libye ; d’autre part, le rôle joué, dans la résolution du cas des infirmières, par une décision de justice au Royaume-Uni concernant le sort d’un ancien agent libyen emprisonné depuis 2001 à Glasgow, en Écosse, pour sa responsabilité dans l’attentat de Lockerbie en 1988 (270 morts).

Ce Libyen, Abdel Basset Ali al-Megrahi, a été autorisé par une commission judiciaire écossaise, le 28 juin, à faire appel, pour la deuxième fois, de sa condamnation à la prison à vie. La décision a pesé pour beaucoup dans l’issue du drame des infirmières. Elle est survenue moins d’un mois après une visite à Tripoli de Tony Blair, qui effectuait là un de ses derniers voyages à l’étranger avant de quitter le 10 Downing Street.

Le fils du colonel Kadhafi affirme qu’il a bon espoir qu’Ali al-Megrahi sera renvoyé prochainement en Libye. « Nous allons bientôt avoir un accord d’extradition avec le Royaume-Uni », dit-il. « Nos gens, ajoute-t-il en parlant d’officiels libyens, étaient à Londres il y a un mois environ » pour en discuter.

« Oui », répond-il lorsqu’on l’interroge sur les rapports existant entre l’affaire al-Megrahi et celle des infirmières, « nous avons établi un lien. Nous avons aussi accepté que le dossier soit traité au niveau bilatéral, entre la Libye et le Royaume-Uni, alors qu’on demandait auparavant que cela fasse partie des discussions au niveau européen ».

Quant aux accords d’armement et de défense qui ont fait l’objet de discussions entre Paris et Tripoli, il semble y accorder un intérêt beaucoup plus vif qu’à la question de la fourniture par la France d’une centrale nucléaire à la Libye. Pareille centrale « n’est pas essentielle pour la Libye », glisse Saïf al-Islam Kadhafi d’un air détaché. « Nous avons des hydrocarbures... La décision de se doter d’une centrale nucléaire nous permettrait d’exporter de l’électricité... vers l’Italie notamment », ajoute-t-il sans s’attarder sur les possibilités de désalinisation d’eau de mer, pourtant beaucoup évoquées à Paris.

Le coeur du sujet

Le coeur du sujet, entre Paris et Tripoli, est donc l’affaire militaire. En quoi consiste-t-elle ? « D’abord, l’accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d’euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d’armes, pour l’entretien et la production d’équipements militaires. Vous savez que c’est le premier accord de fourniture d’armes par un pays occidental à la Libye ? », se réjouit-il.

En 2004, l’embargo européen sur les ventes d’armements à la Libye a été levé, après les règlements intervenus avec Tripoli à propos des dédommagements des victimes des attentats de Lockerbie et de l’avion d’UTA (1989, 170 morts). La Libye avait aussi renoncé à son programme d’armes de destruction massive, à la suite de longues tractations avec Londres et Washington. « Malheureusement, depuis 2004, un embargo non dit persistait contre mon pays », commente Saïf al-Islam. « Les Allemands, surtout, étaient réticents pour des ventes d’armes. Mais avec les Français, nous avons été en négociations depuis longtemps. Nous avons demandé à Sarkozy d’accélérer les choses. Maintenant que le cas des infirmières est réglé, c’est une occasion en or qui survient. » Il ajoute avec une visible satisfaction : « Des représentants de Thalès et de Sagem sont en Libye en ce moment même. » Le fils du colonel Kadhafi indique que son père devrait se rendre en France pour signer les contrats en question. Il précise en outre que des garanties de défense ont été évoquées, selon lesquelles la France se porterait au secours de la Libye au cas où sa sécurité nationale serait menacée. Les Libyens en ont en tout cas demandé autant. « Mais je ne sais pas si cet article a été maintenu dans le document » par les négociateurs, dit-il encore.

Le fils du « Guide » s’exprime ainsi, en ce mardi 31 juillet, assis dans un hôtel de luxe de Nice, entouré d’une escouade de gardes du corps et de conseillers en relations publiques. Âgé de 35 ans, crâne rasé et sourire charmeur, il est vêtu d’une veste noire sur un pantalon blanc étincelant, assortis de tennis tout aussi blanches. L’entretien, en anglais, s’est déroulé à sa demande, car il souhaite « clarifier quelques points ». Au titre de dirigeant de la Fondation Kadhafi qui a négocié les dédommagements aux familles d’enfants libyens malades du sida, Saïf al-Islam veut en effet déclarer formellement qu’« aucun argent libyen » n’a été versé à ces familles.

D’où viennent donc les plus de 400 millions de dollars ? « Ce que je peux dire, c’est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l’argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l’ont trouvé. » Par le Qatar ? « Nous n’avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis. » Pour Saïf al-Islam, qui dit avec une grande tranquillité qu’il n’a pas cru en la culpabilité des infirmières bulgares (« Elles ont malheureusement servi de boucs émissaires ») et que, par ailleurs, les récits de tortures qu’elles ont subies en prison sont « exagérés, de la fiction, à 100 %», la Libye a obtenu dans cette affaire « un bon deal ». « C’était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs.

Le Monde, Édition du jeudi 2 août 2007

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Photo: L'ancien héritier présomptif Saif al-Islam a été capturé un mois après la mort de son père, et a depuis été placé en garde dans la ville de montagne de Zintan. La London School of Economics diplômé a été au centre d'une lutte prolongée entre la Cour pénale internationale, où il est recherché pour des accusations de crimes contre l'humanité, et les tribunaux libyens, qui insistent, il doit être jugé en Libye. La justice libyenne semble avoir gagné la bataille, mais la date de son procès n'a pas encore été fixée.