27/05/2012

Le droit de manifester

actie.jpgAmnesty International a dénoncé aujourd'hui la loi spéciale adoptée au Québec, encadrant étroitement le droit de manifester, car elle y voit une violation du droit à la liberté d'expression et de rassemblement. "La loi 78 est un outrage aux libertés fondamentales qui dépasse largement les limites admissibles au regard du droit provincial, national ou international relatif aux droits humains", a affirmé Javier Zúñiga, conseiller spécial pour Amnesty International dans un communiqué mis en ligne sur le site internet de l'ONG.

"Il est déraisonnable et inacceptable de demander aux citoyens de s'adresser à l'avance aux autorités chaque fois qu'ils souhaitent exercer un droit fondamental. L'Assemblée nationale du Québec doit abroger cette loi sans tarder", a-t-il poursuivi. Amnesty International a aussi renouvelé son appel en faveur d'une enquête indépendante sur les agissements des forces de l'ordre ainsi que sur les violences et les actes de vandalisme commis par certaines personnes au cours des récents événements au Québec.

La "Loi permettant aux étudiants de recevoir l'enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu'ils fréquentent" a été adoptée le 18 mai. 
Aux yeux du gouvernement, elle doit assurer aux étudiants non grévistes la possibilité d'accéder librement aux salles de cours, en interdisant de facto les piquets de grève. Mais elle encadre très strictement la liberté de manifester et impose de fortes amendes aux contrevenants.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/26/97001-201205...

Commentaires

Les partis politiques utilisent les incidents à Molenbeek pour leurs campagnes électorales et pour établir un véritable politique de répression en Belgique...
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Elio Di Rupo réunit un super sommet sur la sécurité ce vendredi - RTBF Belgique

Un super sommet consacré à la sécurité a lieu ce vendredi. Le Premier ministre a invité les bourgmestres des 15 plus grandes villes du pays pour parler police et sécurité. Une réunion qui était prévue bien avant les incidents de ces dernières semaines à Molenbeek.
Autour de la table, il y aura les bourgmestres des grandes villes du pays comme Anvers, Mons, Charleroi, Liège et Namur, ainsi que les ministres de la Justice et de l'Intérieur.

Les bourgmestres pourront parler des problèmes concrets qu'ils rencontrent tous les jours sur le terrain et des différentes mesures qui ont déjà été prises.

Le gouvernement prendra des notes dont il se servira pour rédiger son plan sur la sécurité intégrale...

Ils veulent aborder le problème de la sécurité dans son ensemble : prévention, répression, police, justice, sureté de l'état.

Prévention mais donc aussi répression. "Nous voulons vraiment mettre un terme au sentiment d'impunité. Il faut que tout acte réprimé soit sanctionné: assignation à résidence, travail d'intérêt général, etc. Même pour un délit comme un vol de sac à main.", explique Elio Di Rupo dans Métro ce matin.

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_elio-di-rupo-reunit-un-super-sommet-sur-la-securite-ce-vendredi?id=7787559

Écrit par : Boejan | 15/06/2012

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Les politiciens belges utilisent les incidents à Molenbeek pour leurs campagnes électorales...

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Critiquée par Vincent De Wolf, Joëlle Milquet s'emporte en direct au JT
BELGIQUE, 14 juin 2012

Le bourgmestre d'Etterbeek et la ministre de l'Intérieur étaient les invités du JT de 13h sur la RTBF ce jeudi, pour aborder le thème de la sécurité à Bruxelles. Accusée par Vincent De Wolf de faire preuve d'irresponsabilité, Joëlle Milquet ne s'est pas vraiment laissée faire.

Interrogé sur les mesures prises actuellement par Joëlle Milquet (Cdh)et le niveau de vigilance qui a été relevé, Vincent De Wolf (MR) a déclaré ceci : "Sur le fax reçu de l'OCAM (l'organe qui étudie la menace et surveille le niveau de sécurité en Belgique, ndlr) avec l'accord de la ministre, il est écrit qu'il faut assurer la sécurité des policiers, des commissariats et qu'il faut augmenter la vigilance. Or, sur le terrain, nous n'avons pas reçu de personnel en plus, de mesure supplémentaire. Ce que je mets en cause c'est ce divorce entre l'information qui est angoissante pour le public, de dire on passe à un niveau de menace supérieur, mais d'un autre côté, on ne reçoit rien et on n'a pas d'instruction complémentaire, pas un message cohérent. Ceci était en fait une information discrète, destinée aux chefs de corps et aux bourgmestres. Il n'y avait pas lieu, à mon avis, de la rendre publique si on avait pas les moyens d'assurer la sécurité des citoyens".

La contre-attaque de Joëlle Milquet

La ministre, qui était en direct mais pas sur le plateau de la RTBF, a alors répondu du tac au tac : "Je pense que Mr De Wolf se trompe de combat. On a l'impression qu'il est parti en campagne électorale et qu'apparemment il ne connaît pas ses responsabilités et qu'il n'a pas l'air d'être très au courant de ce qu'on a fait, ce qui m'inquiète plutôt pour la problématique de la sécurité dans sa commune".

Elle s'est ensuite lancée dans une tirade justificative qu'a tentée à maintes reprises d'interrompre Nathalie Maleux, la présentatrice du JT, en vain : "Non, non, je continue car me faire attaquer comme ça, non !", a poursuivi Joëlle Milquet.

"Moi je ne suis pas là pour faire des polémiques"

Récupérant finalement la parole, Vincent De Wolf a répliqué à son tour : "Moi je ne suis pas là pour faire des polémiques, j'ai 20 ans de mayorat, Mme Milquet a quelques mois de gouvernement, chacun a son expérience. Je n'ai pas la réputation d'être quelqu'un de polémique, d'agressif ou de déplacé". Et d'affirmer qu'il a fait "une proposition en décembre 2011 au nom de tous les bourgmestres de Bruxelles" et qu'elle l'a refusée. Un mémorandum dans lequel il proposait d'enlever les policiers des palais royaux et de les remplacer par des militaires, le temps de former les nouveaux policiers. Une proposition à laquelle le syndicat libre de la Fonction publique (SLFP)-Défense, se dit d'ores et déjà favorable.

"C'est hallucinant !", s'est alors exclamée la ministre de l'Intérieur tout en rejetant cette nouvelle attaque, avant de conclure : "Je trouve cette polémique lamentable, la sécurité est une mission pour tout le monde et je pense que Mr De Wolf se trompe de combat !".

"Moi je ne combats pas la ministre, en tout cas, je voudrais la sécurité à Bruxelles et c'est tout !", a alors répondu le bourgmestre MR.


C. Biourge

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_critiquee-par-vincent-de-wolf-joelle-milquet-s-emporte-sur-le-plateau-du-jt?id=7787077

Écrit par : Boejan | 15/06/2012

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