04/01/2007

La condamnation de Marcel Vervloesem

 

Belgique: La condamnation de Marcel Vervloesem

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Je suis évidemment abasourdi par la condamnation largement relayée par les médias de Marcel Vervloesem.

Connaissant bien l’ASBL Morkhoven et en particulier Marcel Vervloesem depuis 1997 et ayant eu l’honneur de suivre et de vérifier ses activités lors de deux reportages diffusés en 1998 (« Filière PEDO-VIDEO », sur les pédocriminels belges et hollandais abusant sexuellement des enfants de l’ile de Madère ( Portugal)  puis, sur l’affaire des CD-ROMS de ZANDVOORT, « Réseaux Pédo-Video ») je ne peux croire un seul instant fondées les accusations qui ont été portées contre lui en deux fois, l’une après l’émission sur les CD-roms de Zandvoort, l’autre, plus récemment faisant état de tortures « à l’encre » que Marcel Vervloesem aurait fait subir à des adolescents de sa commune. C’est là mon intime conviction.

Alors que dans toutes ses enquêtes sur les réseaux pédophile Marcel Vervloesem a pu obtenir des preuves, écrites, enregistrées, filmée et photographiées, la justice n’en a eu cure.

Le plus scandaleux c’est que  les dizaines de milliers d’enfants abusés sexuellement ( dont un grand nombre torturés)  dont les fameux 18 CD-roms de Zandvoort portent les preuves irréfutables puisque on y voit même 14 auteurs de maltraitance sexuelle, n’ont jamais jusqu’à présent fait l’objet d’une répression de la justice. Par contre Marcel Vervloesem vient d’être condamné pour avoir eut en sa possession ce matériel, le temps de le remettre à la police.

Tandis que des allégations récentes de jeunes gens, dont un s’est rétracté en disant avoir été payé pour accuser Marcel Vervloesem  sont prises pour de l’argent comptant avec comme preuves, si l’on en croit le rapport de madame de Croÿ, reçu ce jour, l’existence, dans l’habitation de Marcel Vervloesem, de tuteurs en bambous !

Il faut constater aussi que dans cette procédure Marcel Vervloesem a passé avec succès (càd sans qu’il ait été pris en défaut de mentir) le test du détecteur , tandis qu’aucun de des accusateurs n’a accepté de s’y soumettre !

Alors, comme je l’avais déjà fait à propos de la première série de plaintes contre Marcel qui avaient suivi directement l’émission de 1998 (voir le texte que j’avais écrit en 2005 lors de la détention préventive de Marcel, en annexe à ce présent courrier)  je ne crois pas plus dans la seconde vague d’accusations (2005).

Or pour cette première vague d’accusation de 1998, Marcel n’a PAS été condamné.

Plus que dans d’autres messages je parle à la première personne car cela n’engage que moi.

Mais je veux exprimer mon espoir que Marcel Vervloesem ne se sentira pas trop seul dans la durée de cet acharnement judiciaire qui semble ne pas finir, et lui souhaite de tenir bon, malgré tout ces déboires, jusqu’à ce que la vérité soit reconnue.


José DESSART


Le 17 mai dernier, la Chambre du conseil de Turnhout a prolongé la détention préventive de Marcel Vervloesem. Celui-ci restait donc en prison pendant l’enquête sur des plaintes déposées en 1998 et en 2003 l’accusant des faits de moeurs avec mineurs, faits qu’il conteste formellement. A la date de cette comparution en Chambre du conseil, Marcel Vervloesem était en grève de la faim depuis 19 jours. Nous avons également appris tout récemment que Marcel Vervloesem avait accepté de se soumettre au détecteur de mensonges et que les résultats lui étaient favorables. Nous apprenons à présent que le tribunal correctionnel de Turnhout a une nouvelle fois reporté l’examen du dossier de Marcel Vervloesem. La prochaine audience a été fixée au 18 janvier prochain.


La loi, arme de l’intimidation et du harcèlement ? On peut se poser la question lorsqu’on examine les faits de plus près.


Marcel Vervloesem préside l’asbl "Werkgroep Morkhoven", connue pour ses démarches actives depuis une quinzaine d’années à l’encontre de prédateurs sexuels s’attaquant aux enfants de manière organisée. Le Werkgroep et Marcel Vervloesem ont déjà été les cibles de plusieurs campagnes médiatiques visant à les discréditer.[1]

Pour les autorités judicaires de Turnhout, les plaintes contre Marcel Vervloesem justifient la détention préventive.
Ce n’est évidemment pas sur ce terrain-là que l’Observatoire citoyen prendra position. Nous sommes cependant étonnés de voir que la détention préventive présentée comme tellement impérative par les autorités judiciaires vient deux ans après le dépôt de la dernière plainte par un jeune homme voisin de Marcel Vervloesem.Nous n’en savons actuellement pas plus.
Néanmoins, nous devons constater que ces dernières années, des plaintes similaires se sont avérées déposées - des décisions de justice l’attestent - dans un esprit de règlement de compte et/ou par des personnes soumises à des pressions en vue de les faire attaquer Marcel Vervloesem. Derrière ces plaintes, on retrouve des individus auxquels l’association s’intéressait du fait de leurs activités illicites contre des mineurs d’âge.

L’ambiance dans laquelle naissent les plaintes demande un commentaire. Ainsi, en 1992 déjà, plainte est déposée contre Marcel Vervloesem, du chef d’escroquerie et abus de confiance. La procédure en appel permit de révéler de fausses déclarations des plaignants et Marcel Vervloesem fut acquitté par la cour d’appel d’Anvers le 30 janvier 1997. En 1992 toujours, alors que Le Werkgroep Morkhoven suit les traces d’une filière de voyages organisés pour pédophiles belges et hollandais entre Temse (Tamise, en Belgique) et Madère (Portugal), des membres de l’association, dont Marcel Vervloesem, sont accusés de chantage par des personnes impliquées dans ce réseau.
Un arrêt, peu commun, fut rendu le 1er juillet 1999 par la cour d’appel de Gand : elle reconnut qu’il n’y avait plus de chef d’inculpation contre Marcel Vervloesem, mais le condamna à 7 mois de prison avec sursis, non pour chantage et escroquerie, mais pour "imprudence dans le traitement de ses dossiers ", précisant dans sa motivation que « l’asbl Morkhoven travaillait bien  » et espérant « qu’elle continuerait »...
Juillet 1998 : au cours de plusieurs conférences de presse et d’émissions de télévision, Marcel Vervloesem révèle l’existence de réseaux de violeurs, de cinéastes, de prédateurs et de diffuseurs de photos sur le net.
Le 10 septembre 1998, dans le cadre de son émission "Faits Divers", la RTBF diffuse un document intitulé " Réseaux pédo-vidéo ". L’action de l’association y est illustrée à travers une enquête sur le réseau de Madère, dont des ramifications allaient de Temse à Berlin, en passant par Rotterdam. Dans ce contexte, l’action de l’association Morkhoven et Marcel Vervloesem est à l’origine de l’arrestation des pédocriminels De Rijck (de Temse) par la Justice belge et Van der Naaten par la Justice hollandaise. Marcel Vervloesem avait retrouvé la trace de ce dernier sur des cassettes pédopornographiques tournées à Funchal (Madère). Sans doute, le parquet de Turnhout n’avait-il pas apprécié qu’on lui rappelle qu’il aurait pu intervenir 6 ans plus tôt, car il détenait une copie de ses cassettes depuis 1992.


Les preuves de l’existence des crimes sur enfants.

Le reportage de la RTBF s’ouvrait sur le commentaire du professeur Jean-Yves Hayez, pédo-psychiatre et professeur d’université, à propos des photos de bébés violés dans le matériel informatique du site hollandais « Apollo » : la preuve de ces atrocités sur enfants était faite, grâce à l’action du Werkgroep Morkhoven et de Marcel Vervloesem.
Il avait reçu plusieurs CD-Roms contenant plus de 80.000 photos pédo-criminelles, des mains du pédophile allemand, vivant à Zandvoort (Pays-Bas).
Ce pédophile malade et repenti fut assassiné quinze jours plus tard par son jeune compagnon, Robbie van Der Plancken, un Belge actuellement emprisonné en Italie.
Ces preuves furent remises aux autorités judiciaires en juillet 1998.
Fin juillet 1998, Marcel Vervloesem remettait ce matériel à des officiers de police hollandais, devant des caméras de télévisions hollandaises et belges. Les autorités néerlandaises ont mis « en signalement », dans un album destiné à toutes les polices des Pays-Bas, plus de 600 photos de visages d’enfants et 14 photos de visages de prédateurs extraites de ces CD-Roms. Elles ont également transmis une copie de ces CD-Roms pédopornographiques au parquet de Turnhout.Qu’en a fait le parquet de Turnhout ?

Au lendemain de l’émission « Réseaux Pédo Vidéo » de la RTBF, silence total de la presse.
Mais à Morkhoven, les plaintes contre Marcel Vervloesem naissent de partout.
Le lendemain même du passage de ce reportage sur les antennes de la RTBF (soit le 11 septembre 1998), les parents d’un jeune garçon habitant le même quartier que Marcel Vervloesem déposent plainte contre lui pour des abus sexuels que celui-ci aurait commis dix ans plus tôt sur leur fils. Marcel Vervloesem était également accusé d’avoir attiré ce jeune garçon chez lui pour lui faire visionner des cassettes vidéos pornographiques.
Or, des cassettes vidéos ont bien été saisies, mais elles provenaient de la maison où ce garçon vivait avec ses parents. D’autres plaintes proviennent de personnes dont il s’est avéré qu’elles avaient été elles-mêmes l’objet de plaintes en matière de mœurs. Parmi ces personnes, le demi-frère de Marcel Vervloesem.
Est-il normal que la justice d’un Etat de droit emprisonne une personne sur la seule base de plaintes venant précisément de ceux qui sont dénoncés par cette personne comme des criminels ? Alors même que des plaintes similaires se sont déjà révélées calomnieuses précédemment ?
Il suffirait alors à de véritables criminels de brandir cette menace pour faire taire tout témoin moins courageux qu’un Vervloesem.


La réaction du parquet de Turnhout : Marcel Vervloesem est inculpé de détention de matériel illégal !

En octobre 2000, à la demande du parquet de Turnhout, Marcel Vervloesem est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "détention de matériel pédophile". Cette affaire n’a pas encore été jugée non plus, elle est relative à la remise des CD-Roms aux autorités judiciaires et couvre la quinzaine de jours qui précédait cette remise.
Le matériel pédophile en question concerne précisément les nombreux documents récoltés par Morkhoven dans le cadre de l’affaire de Zandvoort. Il s’agit de dizaines de milliers de photos et de nombreux films révélant des attentats à la pudeur, des viols et des tortures d’enfants, parfois très jeunes. Dans plusieurs pays, dont la Suisse, des familles affirment avoir reconnu leur enfant sur l’un de ces CD-ROMs, dont l’existence fut notamment fort médiatisée en France durant l’année 2000 (L’Humanité, Le Figaro, France 3, Canal +, etc.).
L’asbl Morkhoven affirme détenir la preuve qu’elle a adressé, notamment fin 1998 et début 1999, le matériel en sa possession à de nombreuses autorités judiciaires et policières, ainsi qu’à des chefs d’Etat européens, dont elle a reçu des félicitations.
Inculpé de détention de matériel illicite pour la période qui suit la date de la remise de ce matériel aux autorités !!
Le 6 mars 2001, Marcel Vervloesem faisait remettre au parquet de Neufchâteau, par l’intermédiaire de son avocate de l’époque, Me Patricia Van Der Smissen, 18 autres CD-ROMS contenant des dizaines de milliers de photos pédo-pornographiques. Les photos n’étant de prime abord pas situables géographiquement, c’était la loi sur la compétence universelle qui était invoquée. Le parquet de Neufchâteau reçut l’ordre du Procureur Général de Liège (Mme Thily, à l’époque) de transférer ce matériel...au parquet de Turnhout.
On ne sait toujours pas quelles actions de recherche le Parquet de Turnhout aurait entreprises sur ce matériel. Une question orale, à ce propos, avait été posée en 2003 à Mme Onkelinckx.[2]

Par contre Marcel Vervloesem est inculpé une seconde fois, par le Parquet de Turnhout, de détention de matériel illicite et cette fois-ci pour la période (du 6 au 21 mars 2001) qui est postérieure à la remise des 18 CD-ROMS au parquet de Neufchâteau. Ce qui voudrait dire, si on lit bien le libellé de l’inculpation, et si on poursuit jusqu’au bout de ses conséquences cette manière absurde, et pour tout dire, perverse, d’interpréter la loi, que ce n’est pas Marcel Vervloesem qui devrait être inculpé de détention de matériel illicite, mais bien... le Procureur Bourlet !

Repérer des consommateurs de pédo-pornogaphie, c’est facile.
Arrêter les producteurs de ces images, ce serait bien. Condamner les violeurs qui font filmer leurs tortures en direct, ce serait mieux.
N’ayant pas accès au nouveau dossier, l’Observatoire citoyen ne se prononce pas sur les nouvelles plaintes dont Marcel Vervloesem est aujourd’hui l’objet. Il ne suggère à personne de le faire.
Par contre, comme la Coordination des Comités blancs dans une pétition ( http://www.wittecomitesblancs.be/article.php3?id_article=... ) et l’association "La Voix du Silence", qui fait campagne depuis plusieurs années pour la création d’une banque d’images pédopornographiques (voir documents joints), l’Observatoire citoyen s’interroge sur la volonté des autorités politiques et judiciaires de notre pays en matière de lutte contre les réseaux de pédocriminels qui filment ces viols et autres tortures d’enfants.

Les "CD-roms de Zandvoort" ont été constitués à partir d’un site d’échanges de photos pédopornographiques diffusant sur le Net à partir de Zandvoort (Pays-Bas), sous le nom d’Apollo. Marcel Vervloesem les a officiellement remis ces CD-roms aux enquêteurs du Parquet de Turnhout en 1998, après en avoir envoyé copie aux ministres de la Justice des pays d’Europe. Quelles initiatives d’enquêtes et de poursuites les autorités judiciaires ont-elles prises sur la base de ces CD-roms, qui contiennent 80 000 photos et où l’on voit notamment une vingtaine de photos d’enfants torturés et le visage de quatorze de leurs bourreaux adultes ?

Plus généralement, que font les parquets belges de toutes les photos récoltées dans les perquisitions et prélevées sur les ordinateurs de pédophiles condamnés en Belgique ? Le Monde du 6 mai dernier nous apprend que la France a mis au point un centre national d’analyse d’images pédo-pornographiques. Installé à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), il comprend une base de données de quelque 500 000 photos qu’il traite, grâce à des technologies du type "moteur de recherche électronique", en comparant des victimes, des lieux, des décors, des fonds d’image... Ce travail de décryptage aide à déterminer si des affaires apparemment différentes peuvent être liées, ce qui permet le repérage et le démantèlement de réseaux d’échanges de photos, voire d’importants coups de filets transnationaux dans les milieux pédocriminels où ces images et vidéos sont fabriqués.


P.S Sources :

Coordination des Comités blancs, article et pétition de 2002.

Réseaux pédo-vidéo ", reportage diffusé le 10 septembre 1998 par la RTBF, dans le cadre de son émission "Faits Divers" (http://www.wittecomitesblancs.be/article.php3?id_article=...).

Communiqué de presse diffusé le 17 février 2001 par Me Patricia van der Smissen.

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Notes :


1] L’action militante du Werkgroep Morkhoven a suscité certaines réactions même parmi ceux qui partagent la même obstination de donner la priorité à la protection des enfants. Ainsi, L’Observatoire citoyen n’adhère pas nécessairement à certaines propositions ou méthodes d’action comme l’idée de publier sur Internet des photos de personnes condamnées pour faits de pédophilie. Nous déplorons également à l’Observatoire citoyen la présence, dans l’entourage de M.Vervloesem, de personnes au comportement parfois irresponsable, voire anti-éthique. Cependant l’Observatoire citoyen estime que les autorités belges chargées de combattre cette criminalité ne montrent pas suffisamment de détermination dans la stratégie de lutte et le choix des moyens. Nous pensons la même chose de la presse, prompte à consacrer ses premières pages à la violence faite à des animaux, mais tellement discrète à propos de violences et même de tortures sur enfants (en dépit des preuves disponibles sur Internet notamment) !

2] Une question orale, à ce propos, avait été posée en 2003 à Mme Onkelinckx, ministre de la Justice par la députée Genot : la réponse fut que la justice belge comptait sur les bureaux spécialisés d’Interpol à Lyon, mais sans donner aucune autre explication et sans répondre véritablement à la question posée. Notons en passant que l’existence des bureaux d’Interpol à Lyon, n’a pas empêché la justice française d’installer une immense banque de données photographiques (500 000 photos) à Bordeaux, dans laquelle la police française enquête sans discontinuer au moyens de moteurs de recherches puissants, capables de rassembler les photos d’un même photographe, ou montrant les mêmes décors ou les mêmes visages d’enfants ou de prédateurs. Le fait que les prédateurs sont souvent photographiés ne doit pas nous étonner car, d’une part, dans les échanges ils sont obligés d’envoyer des photos où ils sont reconnaissables afin d’entrer dans ces circuits fermés - c’est une garantie pour les autres !- et d’autre part, vu l’impunité dont ils jouissent jusqu’à présent, pourquoi se gêneraient-ils ?

http://www.observatoirecitoyen.be


Info:

http://groups.msn.com/WerkgroepMorkhoven
http://groups.msn.com/FondationPrincessedeCROY
http://groups.msn.com/Issakaba

02:46 Écrit par Jacques dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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