11/12/2006

Procès du Werkgroep Morkhoven

 

Image Hosted by ImageShack.us
Marcel Vervloesem - Jan Boeykens - Jacqueline de Croÿ


Le réseau pédocriminel Zandvoort fut découvert par le Werkgroep Morkhoven à partir de l'institut "Good Engels" à Anvers. Le Dr Cosyns, président de la commission d'enquête, n'y avait vu aucun abus alors que les rapports de police démontraient qu’une petite fille de 5 ans était morte en cellule d’isolation et que d’autres enfants en sortaient avec bras et jambes cassés. Le même Dr Cosyns, qui a d'excellentes raisons de détester Marcel Vervloesem pour avoir involontairement prouvé sa nullité, signe un rapport d'expertise qui doit le condamner en dépit des aveux d'un des délateurs, qui assure que tous ont été payés pour l'accuser de viols. Il préconise une thérapie pour le soigner de sa vocation à faire arrêter les pédocriminels et une interdiction de contacte avec la presse.

Par Jacqueline de Croÿ

Ce 18 octobre 2006, l’association Werkgroep Morkhoven était de retour au palais de Justice de Turnhout, pour la quatorzième année de cabales du réseau de pédophilie Zandvoort.

L'affaire avait commencé en 1989 à l'institut psychiatrique Good Engels. Elle mena au réseau Temse/Madeira avec prostitution d'enfants, dont 340 victimes, puis au réseau Zandvoort dont 90.081 victimes. Dix-huit plaintes contre Marcel Vervloesem donnèrent lieu à deux procès, les affaires séparées ou jointes de manière à prolonger le discrédit sur l'association par la presse locale, éloignant leurs confrères de la presse internationale d'un crime contre l'humanité.

En 1998, le Werkgroep Morkhoven venait de mettre la main sur 21 CD-roms qui comportaient la preuve d'un crime contre l'humanité. Marcel Vervloesem fut alors accusé de douze viols de repris de justice, leurs voisins ou leurs enfants. Parmi eux, son demi-frère objet de vingt-neuf procès-verbaux relatifs a des faits de moeurs sur des mineurs d'âge.

Ignorant ostensiblement toutes les pièces démontrant son innocence, le tribunal de Turnhout imposa à Marcel Vervloesem deux ans de tests psychiatriques. Tous démontrèrent qu'il n’a jamais violé personne. Le tribunal lui imposa alors une deuxième série de tests, ce qui n'avait pas de justificatif. Ils seront commandés au Professeur Cosyns, qui rata magistralement son diagnostique dans l'affaire "Good Engels" et avait d'excellentes raison pour détester l'association qui le prouva. 

Dans son rapport d'expertise, le psychiatre fit une savante mixture pour ne pas être émettre un avis diamétralement opposé à ses confrères, infiltrants des contrevérités subjectives pour conclure que Marcel Vervloesem était coupable. Il confirme que les maltraitances subies dans son enfance avaient défini sa carrière dédiée à la protection de l'enfance et préconise une thérapie pour l'en soigner, avec interdiction de parler avec la presse audio-visuelle et écrite!

 

Image Hosted by ImageShack.us
Le procès

Le tribunal de Turnhout avait additionné des poursuites pour une campagne de sensibilisation, sur la nécessité d’enquête approfondie pour démanteler les réseaux pédo- criminels.

Sur le banc des accusés, Eddy De Cat devait être jugé en même temps que Marcel Vervloesem. Il avait distribué des pamphlets, illustrés de photos du réseau Zandvoort semblables à celles des camps de concentration : une jeune fille égorgée, une autre qui hurle de douleur et des garçons enchaînés à des meubles de tortures.

Pour les magistrats, il s'agissait de diffusion de pornographie d’enfants. Pour le Werkgroep Morkhoven,  il s'agit de demander l'arrestation du meurtrier, des tortionnaires et de rendre justice à ces enfants.

Eddy De Cat avait refusé les examens psychiatriques demandés par le tribunal, ce que l'association considère une exigence téméraire et vexatoire. Il expliqua que les enfants sont dans son cœur, qu’il se sent le devoir d’agir pour les protéger de ces horreurs et que distribuer des pamphlets ne relève pas de psychiatrie.

 

Le Procureur Vander Flaas, accusateur public,  était d’accord pour que Marcel Vervloesem n'ait qu'une condamnation de principe, sous condition de suivi psychiatrique, ce qui devrait signifier l’abandon des poursuites pour viols, mais la condamnation pour entrave à la vie privée des criminels non identifiés. 

C'était un soulagement car trois ans plus tôt, il aboyait des accusations abominables et réclamait 10 ans de prison pour lui.

L'avocat Defrance plaida que son client n’avait pas eut un procès équitable, que le Dr Cosyns avait été trop loin dans ses accusations, seul la justice étant en droit de juger de la culpabilité d'un homme.

Marcel Vervloesem plaida à son tour. Il reprocha à l’instruction de ne se baser que sur la condamnation d’un Cosyns, en faisant abstractions des expertises favorables, des pièces qui  démontrent son innocence. Il énuméra celles qui manquent toujours au dossier, dont tous les témoignages de rémunération des délateurs par son frère Victor.

Le président du tribunal qui normalement semble de cire, parut humain pour la première fois. Il l’écoutait, apparemment surpris, décrire son vécu, courtement, sans verser ni dans le sentimentalisme, ni dans les détails sordides. Il le regardait, comme s’il découvrait cet homme qui avait été tant torturé à l’orphelinat, qu’il passa sa vie à trouver les preuves pour faire incarcérer les abuseurs d'enfants.

En réponse aux poursuites pour avoir pris possession des CDroms de Zandvoort, et avoir entravé à la vie privé de criminels non identifiés, Marcel expliqua son travail:-

"Oui, j'ai suivi  les traces des réseaux depuis dix-sept ans, mais avant l’affaire Dutroux, il n’y avait ni Child Focus, ni services fédéraux chargé de la lutte contre la traite d’enfants en Belgique. Il fallait que quelqu’un démontre ce dont personne n’imaginait l’existence.  Oui, j'ai pris le matériel de Zandvoort, mais je n'avais pas d'autre choix pour démontrer ce que ces gens faisaient aux enfants."

Toutes les parties civiles restèrent muettes et confirmèrent au tribunal qu’elles n’avaient rien à rajouter. Le procès fut  reporté au 15 novembre 2006, pour compléter le dossier.

 

Réactions

Eddy Bellens, prétendu "témoin de viols" était  représenté par Me Machteld Francken. Il n'était pas aux côtés de son avocate, mais d'Erik Cuylaerts, qui a toujours eut la frousse du tribunal. Convaincu du rapport que devrait lui apporter une condamnation, lors de la dernière remise du procès, Cuylaerts s'était écrié en plein palais de justice qu’il enverrait des huissiers à Marcel Vervloesem pour avoir "son argent", comme s'il fut déjà acquis.

Machteld Francken, également avocate du frère indigne et de trois délateurs qui ont maintenu leurs plaintes, entama ce procès en rousse évaporée et le terminera en blonde à lunettes. Elle qui n’avait pu souffler mot devant les juges sans paraître indécente, recouvra la parole pour les journalistes et se rattrapa en se disant ravie du rapport du Dr Cosyns.

Il y a fort à croire que la réhabilitation du Werkgroep Morkhoven sera tenue sous silence. Les journaux ne publiaient pas les photos prises des activistes portant les armes des princes de Croÿ, que leur vice-présidente a offert à  cette  lutte contre la traite d'enfants. Ils  illustrèrent leurs articles des vieilles photos, manifestement  pour éviter de donner de leur donner du crédit.

"Het Nieuwsbald", sous la signature d’Ivo Meulemans, fit ses pires  gros titres et commentaires: "Le chasseur de pédo pornographie montre un intérêt sexuel pour les mineurs. Il est détraqué". Comme pour se faire un dernier plaisir avant le procès qui l'attend pour des années de diffamations,  Meulemans signa un incroyable mensonge, prétendant que le Procureur Vander Flaas réclamait toujours dix ans de prison.

Pas un mot sur le silence des parties civiles. Pas un mot sur le fait qu'une condamnation serait susceptible d'être jugée téméraire et vexatoire.  En effet, le délai raisonnable ayant  été dépassé par un dossier incomplet, déjà déclaré aux tors du tribunal de Turnhout par le Conseil Supérieur de la Justice, la Cour de Cassation n'aurait d'autre choix d'invalider une condamnation.

Meulemans, qui après le procès ne pourra plus sortir d'horreurs pour faire croire que les enfants sont en parfaite sécurité dans la structure toujours existence du réseau Zandvoort, avait posé une dernière question vicieuse:- "Alors Mr Vervloesem, qu’avez-vous à dire sur vos déviations sexuelles?"

Et qu'en est-il des votre Mr Meulemans, que plaidez-vous pour la violation de la présomption d’innocence et le harcèlement des personnes qui luttent contre la traite des enfants ?

A voir:

Temse/Madère 

 

18:43 Écrit par Jacques dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.